« Merci à tous | Page d'accueil | Prochain Café de l'Info le 2 mai »

21.03.2006

Café de l'Info avec François Simon

Après le succès des précédents Cafés de l’Info , AQIT a accueilli :


François SIMON
Journaliste et chef de service au Monde de 1967 à 1989,
enseignant (CFJ, Dauphine), secrétaire général de l’AJEF

auteur en 2005 de « Journaliste - dans les pas d’Hubert Beuve-Méry »


Les journalistes doivent-ils avoir une éthique… Et laquelle ?

 

Merci à François Simon pour sa présence et ses interventions chaleureuses et pertinentes, merci également à toutes les personnes présentes.  A bientôt !

Commentaires

Une question qui n'a pas été posée à François Simon :
Les journalistes doivent-ils parler de tout ?
l'utilité de tout dire ?
qu'est-ce qu'un sujet "tabou" pour eux ?
En tout cas c'était passionnant.
Merci.
Vivement le prochain premier mardi du mois...
Bravo et merci.

Ecrit par : A et S | 12.04.2006

Les journalistes doivent-ils parler de tout, est-il utile de tout dire, qu'est-ce qu'un sujet tabou ?

Non, les journalistes n'ont pas à parler de tout. S'il publie une information, c'est qu'il pense que le lecteur doit y trouver son intérêt, dans le sens où l'information est faite pour lui permettre de former son jugement sur un évènement.
Mais, comme le notait Beuve-Méry, "il y a des vérités qu'il convient de ne pas révéler au moins pas tout de suite, ou pas sans quelques précautions de forme à cause des conséquences qui pourraient en résulter". Il citait, à cet égard, le cas d'un kidnapping. Mais cela vaut pour d'autres circonstances : un fait divers mal établi, une réputation injustement en jeu, etc.

Les raisons de ces silences doivent être nobles, elles n'ont rien à voir avec des connivences ou des inserts particuliers.

Bien sûr qu'il devrait y avoir des sujets tabous, notamment ceux qui mettent en cause injustement la réputation d'une personne.

Il y a des confidences qu'il doit savoir garder pour lui dans la mesure où elles n'enrichiraient pas son information. Un homme politique, une vedette, ont droit à leurs moments de détente pendant lesquels ils se laissent aller à des confidences qu'ils ne répéteraient pas en public. Dans quel but les publier, sinon pour se faire valoir ? Certains confrères jugent ces précautions futiles. Je persiste à penser que la responsabilité des journalistes est trop grande pour qu'ils ne cherchent pas à faire leur métier avec le plus grand sérieux.

Pas d'approximations, pas de jugements qui ne soient dûment étayés.

Un impératif demeure : ne jamais surprendre la bonne foi de quiconque. Oui, de quiconque.

A suivre ?

Ecrit par : François Simon | 14.04.2006

Les commentaires sont fermés.